Artiste visuel · Sherbrooke, Québec
Visual Artist · Sherbrooke, Québec
Peinture, dessin, monotype. Pratique entre figuration et abstraction depuis 2005.
Painting, drawing, monotype. Working between figuration and abstraction since 2005.
Je dessine depuis l'âge de 12 ans. Adolescent, c'est Salvador Dalí qui m'a ouvert les yeux. L'idée qu'on pouvait peindre l'invisible. J'ai passé une dizaine d'années à peaufiner mon trait, surtout en regardant ce que les autres faisaient.
La peinture est arrivée en 2005. Autodidacte, j'ai appris dans les musées, le nez collé sur les toiles. Monet pour la lumière. J'ai essayé l'aquarelle, l'acrylique, l'huile, le pastel, le collage. Chacun a sa voix. L'huile est celle qui est restée le plus.
Au début, c'était surtout des portraits et des paysages. Avec le temps, l'abstraction est venue. Pas en rupture, en suite. Aujourd'hui les deux cohabitent dans mes toiles. Moment Muet, peinte en glacis à l'huile, vit dans le silence du figuratif classique. Ouvrir la joie ou L'été en tout temps partent du geste, de la couleur avant l'image.
Ce qui m'intéresse, c'est ce qui passe entre les gens. La présence. Les titres de mes œuvres le disent : Confiance, Certitude, Détermination, Empersonnalisation. Des états intérieurs. Je cherche à les rendre visibles. Pas à illustrer.
Mon processus va par séries. Une couleur, une idée s'installe et je la travaille jusqu'à comprendre. Parfois ça prend des semaines en glacis. Parfois une seule séance d'huile, plus rapide. Ça dépend de ce que la toile demande. Je passe aussi beaucoup de temps dehors. La lumière finit par déposer quelque chose.
Je suis aussi massothérapeute. Le corps, la sensation. Ça nourrit ma peinture. Toucher et peindre demandent la même attention. En parallèle, je termine un baccalauréat en arts visuels à l'UQTR. Après vingt ans en solo, j'avais besoin d'autres regards.
Je peins pour la même raison qu'à 12 ans. Parce que c'est ce que je sais faire.
I have been drawing since I was 12. As a teenager, Salvador Dalí opened my eyes. The idea that you could paint the invisible. I spent about ten years refining my line, mostly by watching what others were doing.
Painting came in 2005. Self-taught, I learned in museums, with my nose against the canvases. Monet for the light. I tried watercolour, acrylic, oil, pastel, collage. Each has its own voice. Oil is the one that stayed the most.
At first, it was mostly portraits and landscapes. With time, abstraction came. Not as a break, as a continuation. Today both coexist on my canvases. Moment Muet, painted in oil glazes, lives in the silence of classical figuration. Ouvrir la joie or L'été en tout temps come from the gesture, from colour before image.
What interests me is what passes between people. Presence. The titles of my works say it: Confiance, Certitude, Détermination, Empersonnalisation. Inner states. I try to make them visible. Not to illustrate.
My process goes by series. A colour, an idea installs itself, and I work it until I understand. Sometimes it takes weeks of glazes. Sometimes a single oil session, faster. Depends on what the canvas asks for. I also spend a lot of time outdoors. Light ends up depositing something.
I am also a massage therapist. The body, sensation. It feeds my painting. Touch and painting demand the same attention. Alongside this, I am finishing a Bachelor's degree in Visual Arts at UQTR. After twenty years working solo, I needed other eyes on the work.
I paint for the same reason I did at 12. Because it is what I know how to do.
Danny Marchand grandit à Varennes puis Saint-Amable, en banlieue de Montréal. Il dessine depuis l'enfance ; c'est au secondaire, dans un programme à concentration artistique, que le geste devient sérieux. L'adolescent passe ses heures devant les feuilles, fasciné par Dalí, à peaufiner son trait.
En 2005, il commence à peindre. Autodidacte, il apprend en fréquentant les musées et les galeries, en observant de près la matière sur les toiles des autres. Il essaie l'aquarelle, l'acrylique, l'huile, le pastel, le collage. Chacun lui ouvre un langage différent. La nature, qu'il arpente, nourrit ses thèmes autant que ses atmosphères.
Depuis 2008, il expose régulièrement : au Musée Beaulne de Coaticook, à la Galerie 1040 et au Bagel St-Viateur à Montréal, à L'Atelier(s) en Belgique, à la Librairie Appalaches et à La Chasse-Galerie à Sherbrooke, entre autres. En 2010, il reçoit le prix Coup de coeur du public et une mention honorifique du jury au concours Vocation en Art!.
Établi à Sherbrooke depuis plus d'une décennie, il poursuit aujourd'hui un baccalauréat en arts visuels à l'UQTR. Après vingt ans en solo, il avait besoin d'autres regards. En parallèle, il travaille comme massothérapeute. Le métier et la peinture demandent la même attention au corps.
Danny Marchand grew up in Varennes and then Saint-Amable, suburbs of Montreal. He has been drawing since childhood; it was in high school, in an arts concentration program, that the practice became serious. As a teenager, he spent hours in front of paper, fascinated by Dalí, refining his line.
In 2005, he began to paint. Self-taught, he learned by visiting museums and galleries, studying the material up close on other artists' canvases. He tried watercolour, acrylic, oil, pastel, collage. Each opens a different language. Nature, which he walks through, feeds his themes as much as his atmospheres.
Since 2008, he has exhibited regularly: at the Musée Beaulne in Coaticook, at Galerie 1040 and Bagel St-Viateur in Montreal, at L'Atelier(s) in Belgium, at Librairie Appalaches and La Chasse-Galerie in Sherbrooke, among others. In 2010, he received the audience's Coup de coeur award and an honourable mention from the jury at the Vocation en Art! competition.
Based in Sherbrooke for over a decade, he is now pursuing a Bachelor's degree in Visual Arts at UQTR. After twenty years working solo, he needed other eyes on the work. Alongside this, he works as a massage therapist. The profession and painting demand the same attention to the body.